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![]() | Jusqu'au 23 juillet 2009 « Dans mon travail, j'interroge les liens entre la peinture et l'espace, utilisant des formes et des couleurs, souvent par bichromie, sans signe de facture. Tout d'abord, je détermine un espace de travail, j'installe un territoire, une surface de peinture en alliant invasions, légèreté et efficacité. Il s'agit d'un dispositif déterminé par les caractéristiques et/ou les contraintes architecturales d'un espace, in situ, au sens où cette notion signale un lien entre la peinture et l'architecture. C'est un travail pictural qui se caractérise par le choix exclusif du mur comme support, dans une thématique explicitement située aux frontières de l'art décoratif. Les formats imposants, la simplicité des matériaux (peinture acrylique) et le style sommaire permettent une lisibilité directe, une appréhension immédiate de la proposition visuelle. J'utilise des éléments directement issus du registre décoratif : répétitions rythmées de motifs simples, rayures, cercles, points, grilles, jeux de formes / contre-formes. Ces éléments sont organisés dans l'espace du mur à la manière d'un tableau mais aussi souvent en référence à ce même registre (composition comparable à une pose interrompue de lés de papier peint, jeux avec les angles, composition dans la surface du mur, rimes visuelles). Le choix du motif abstrait implique une distance avec l'image, une distance avec la réalité extérieure (distance ne voulant pas dire séparation complète, mais au moins rejet du reflet, absence de symbolisme). Ce qui m'intéresse en peinture c'est le rythme, ou plutôt le moment où ce rythme change, bascule, s'accélère ou bien en rencontre un autre. La répétition d'un même motif sur la surface déterminée d'un mur accidenté, par les moulures, les renfoncements, les ouvertures, les coins et les recoins, tous ces aspects ont d'autant plus d'importances qu'ils viennent bouleverser le rythme de la répétition mais sans vraiment le changer. La question du volume dans la peinture ou de la modification physique d'un espace m'a toujours intéressée. Depuis peu, une nouvelle dimension apparaît dans mon travail, celle d'une géométrie spatiale. Le volume, comme excroissance de la peinture, vient alors perturber la surface plane du mur. Le volume devient à la fois un élément de la surface picturale, et un élément de l'espace architecturale. Ma peinture résulte d'une harmonie dans le choix des couleurs, du motif, et de la surface à peindre. A la différence des artistes de la génération précédente travaillant autour des mêmes problématiques (Lily Van Der Stocker par exemple) ce n'est pas ici un positionnement par rapport à des normes esthétiques, mais plutôt la volonté de rejouer cette question autrement, en proposant au regard un espace de jeux et de troubles. Ce qui fait la différence avec une intervention de type décoratif se manifeste par de discrètes déstabilisations visuelles qui se déclarent après une première vision : par exemple un léger déséquilibre dans la composition, détails formels incongrus, hétérogénéité de la surface (mate par endroit, brillante ailleurs), surprises optiques provoquées par des vibrations chromatiques, jeux avec la perspective etc. » Elodie Boutry. | ||
![]() | FARIDA LE SUAVE | ||
![]() | FARIDA LE SUAVE | ||
![]() | ALIX DELMAS | ||
![]() | BJORN HEGARDT | ||
![]() | JULIE GANZIN / FARIDA LE SUAVE « LES ELEMENTS » du 5 Septembre au 18 octobre 2009 Vernissage le samedi 5 septembre à partir de 17h. | ||